Ruban rose Octobre rose – votre pharmacien à vos côtés

Chaque année, le mois d’octobre se pare de rose pour rappeler une priorité de santé publique : le dépistage du cancer du sein. En 2026, la campagne Octobre rose se déroule du 1er au 31 octobre, pour sa 33e édition en France. Dans ce combat, votre pharmacie de quartier joue un rôle souvent méconnu, mais essentiel.

Le cancer du sein en quelques chiffres

Le cancer du sein est le premier cancer et la première cause de décès par cancer chez les femmes. En 2023, plus de 61 000 nouveaux cas ont été recensés en France, et la tendance est à la hausse.

Il y a pourtant une bonne nouvelle : grâce aux progrès du dépistage et des traitements, il peut être guéri dans 9 cas sur 10, surtout lorsqu’il est détecté tôt. Malgré cela, moins d’une femme concernée sur deux se fait dépister.

Le dépistage organisé : qui est concerné ?

Le dépistage organisé s’adresse à toutes les femmes de 50 à 74 ans sans symptômes ni facteurs de risque élevés. Tous les deux ans, vous recevez un courrier d’invitation de l’Assurance Maladie. Il vous permet de bénéficier d’une mammographie et d’un examen clinique des seins, pris en charge à 100 % sans avance de frais.

Pourquoi ne pas attendre ? Plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Un diagnostic précoce permet aussi souvent des traitements plus légers.

Bon à savoir : la Haute Autorité de santé (HAS) évalue actuellement une possible évolution de l’âge du dépistage. Votre pharmacien pourra vous tenir informée des nouvelles recommandations.

Les signes qui doivent alerter

À tout âge, consultez rapidement votre médecin ou votre sage-femme si vous remarquez :

  • une boule ou une masse dans le sein ou sous l’aisselle ;
  • une modification de la peau (rougeur, aspect « peau d’orange », rétraction) ;
  • un changement de forme ou de taille du sein ;
  • un mamelon qui se rétracte ou un écoulement inhabituel.

Ces signes ne signifient pas forcément un cancer, mais ils doivent toujours être vérifiés.

Le rôle de votre pharmacien

Informer et vous orienter

Disponible sans rendez-vous, souvent avec de larges horaires d’ouverture, votre pharmacien est le professionnel de santé le plus proche de vous. Il peut vous expliquer le dépistage organisé, vous aider à comprendre votre courrier d’invitation et vous orienter vers votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme. Il est aussi là pour vous rassurer : la mammographie est un examen rapide, qui n’est pas douloureux.

Vous conseiller sur la prévention

Certains facteurs de risque peuvent être réduits. Votre pharmacien vous accompagne pour :

  • limiter la consommation d’alcool ;
  • arrêter le tabac, avec des substituts nicotiniques et un suivi personnalisé ;
  • pratiquer une activité physique régulière ;
  • maintenir un poids de forme, en particulier après la ménopause.

Vous accompagner pendant les traitements

Si vous êtes touchée par la maladie, votre pharmacien reste à vos côtés tout au long de votre parcours de soins :

  • Les traitements par voie orale : depuis 2020, l’accompagnement des patients sous anticancéreux oraux fait partie des missions officielles du pharmacien. Lors d’entretiens dédiés, il vous aide à bien prendre votre traitement, à gérer les effets indésirables et à éviter les interactions avec d’autres médicaments ou compléments alimentaires.
  • Les soins de support : il vous conseille des produits adaptés pour prendre soin de votre peau, de vos ongles et de vos muqueuses, et pour mieux gérer la fatigue.
  • L’après-chirurgie : selon les pharmacies, vous y trouverez prothèses mammaires externes, lingerie adaptée ou conseils pour les prothèses capillaires.
  • L’écoute : il peut vous orienter vers des associations de patientes et des dispositifs de soutien.

Pendant Octobre rose, parlez-en à votre pharmacien

Une question sur le dépistage, un doute, un traitement à comprendre ? Poussez la porte de votre pharmacie : votre pharmacien est là pour vous écouter et vous conseiller, en toute confidentialité.

👉 Trouver une pharmacie près de chez vous

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas l’avis d’un médecin. Sources : Institut national du cancer (INCa), Assurance Maladie, Haute Autorité de santé (HAS).